Poudre de Lune

*

mercredi 14 février 2007

Folies

Elle avance vers moi les yeux noyés de larmes, autour d'elle la ville n'existe plus, il faut s'en aller vite, prendre le premier bus en direction de l'internement. Assise face à elle, j'entends les gémissements, sur son visage bouffi qui se tord de faire sortir l'angoisse, elle obsède. Elle ne sait même pas pourquoi elle souffre, la folie l'emportera. La vraie folie. Je ne verrai personne aujourd'hui. Elle ne sait pas. Elle est affolé, elle le dit, elle pleure depuis vingt cinq ans, elle ne sait pas où elle a mal, je lui donne ma main pour la soutenir, elle serre fort, elle est entrain de tomber, s'accroche à moi.
A bout de force.

Assises dans un wagon qui nous amène dans son ailleurs, les corps étrangers contemplent la scène, qu'est ce qu'ils pensent, moi je ne pense plus.

Posté par poudredelune à 16:43 - Epine - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Poudre de Lune, c'est joli.
    Autrefois, quand les filles vivaient à la maison nous avions, mais c'était il y a très longtemps, de la poussière d'étoiles. C'était plus classique.
    Les filles sont parties, il reste la poussière, les étoiles ont repris leur mystère.
    Lanza Del Vasto écrivait : Si tu ne veux pas tomber en proie à ta douleur, marche à sa rencontre.

    Ayez le pied léger !

    Posté par Papistache, mercredi 14 février 2007 à 17:04

Poster un commentaire